Sés"âme", ouvre-toi!

Il y a ce temps où nous sommes totalement ouverts à la vie. Cette période d’insouciance dont nous ne sommes pas conscients dans la toute petite enfance mais celle dont, une fois devenus adultes, on se souvient avec nostalgie comme la période où on n’offrait aucune résistance à la vie.

Et il y a ces moments où s’installent les blessures émotionnelles, les blessures de l’âme. Certaines très profondes, très intenses et d’autres plus légères, plus superficielles.

Il est vrai que si nous n’avons pas eu la chance de naître dans un environnement sain, aimant et harmonieux, il se peut que ces grandes blessures fondamentales se soient installées dès la naissance. Parfois même à l’état intra-utérin car il est reconnu par la science que le fœtus réagit au stress et aux émotions vécus par sa mère.

Et même si nous avons été choyés et que nous avons eu la chance de naître dans l’environnement le plus sain qui soit et avec les meilleurs parents du monde, nous pouvons tous être exposés à des blessures émotionnelles à différentes étapes de notre vie, de la naissance jusqu’à la fin de nos jours.

Nous avons tous vécu à différents niveaux une ou plusieurs blessures psychiques, que ce soit l’abandon, le rejet, l’humiliation, l’injustice ou la trahison. À certains moments de notre vie nous avons également tous ressenti, contenu, refoulé ou occulté la tristesse, la colère, l’impuissance, le désespoir et/ou la peur.

Un cœur blessé a le réflexe de se fermer, tout comme l’huître se ferme pour protéger la perle qui se trouve à l’intérieur. Malheureusement, en tentant d’éviter la douleur, on s’écarte trop souvent de la vie.

En effet, face à ces blessures de l’âme, notre réflexe est de se protéger, d’installer des armures psychiques autour de notre cœur afin de ne plus souffrir, afin de survivre. Peu à peu, depuis notre tendre enfance, nous construisons cette belle tour d’ivoire dans laquelle nous nous réfugions.

Il est vrai que pour plusieurs la “carapace” est une douce protection, mais rares sont les personnes qui voudront rester emprisonnées dans leur propre tour d’ivoire toute leur vie. Viendra un temps où il y aura des élans intérieurs, que j’aime appeler “poussées d’âme”, qui feront en sorte que le papillon voudra déployer ses ailes. Le besoin de se libérer de ces enfermements sera alors plus fort que la peur de vivre sans ces protections et d’en souffrir.

C’est merveilleux lorsque ces poussées d’âme surviennent, grâce à elles, le désir de sortir de notre donjon devient de plus en plus criant. Ça devient « plus fort que nous ». Mais, en fait, qu’est-ce qui est plus fort que nous?

Tout comme la force d’une rivière trop longtemps contenue finira par faire rompre le barrage qui lui faisait obstacle, la force de la Vie qui circule en nous poussera de plus en plus fort sur ces armures que nous avons installées afin de les faire tomber.

La Vie appelle la Vie…

et le flux de la Vie souhaite circuler librement à travers tout notre Être. Mais cette force qui pousse en nous frappera sur tous les obstacles, sur toutes les armures, créant ainsi inconforts, malaises, mal-être… jusqu’à ce qu’il n’y ait aucune autre option que de se mettre à l’écoute de notre corps, jusqu’à ce que nous cessions de résister…

Sés”âme”, ouvre-toi!

Ce serait merveilleux si la formule magique « Sés”âme”, ouvre-toi! » était suffisante pour nous permettre de nous libérer de ces enfermements, mais elle n’est pas suffisante. Il y a une démarche, un cheminement à faire pour arriver à se libérer. Certaines personnes arrivent à le faire sans aide. L’amour pur fait fondre les cuirasses. Il y a aussi certains évènements percutants, des« feux purificateurs », qui ont ce pouvoir de les faire fondre. Cependant, lorsque les forteresses sont robustes une aide professionnelle permettant la libération émotionnelle est souvent nécessaire.

Et lorsque nous avançons sur ce chemin de la guérison en nous dépouillant de nos armures, nous apprivoisons graduellement cette légèreté de l’Être en sachant qu’il n’est plus nécessaire de les porter jour et nuit, 24 heures par jour, 365 jours par an. Nous savons maintenant que nous pouvons les déposer et les reprendre seulement lorsque nous en aurons vraiment besoin.

Viendra alors ce moment, ce jour où vous vous laisserez toucher par l’émotion et que vous lui permettrez de voyager à l’intérieur de vous sans offrir de résistance ni chercher à la contenir ou à la retenir…

Ce jour où vous ne chercherez plus à contracter les zones de votre corps visitées par cette émotion et que vous vous laisserez porter par ce flot avec la confiance du kayakiste qui descend les rapides d’une rivière sauvage…

Ce moment où vous sentirez que votre cœur ne peut que s’ouvrir face au puissant passage de cette émotion qui vous traverse comme une comète traverse le ciel…

Ce jour là, vous aurez gouté au bonheur et à la bénédiction de la libération émotionnelle.


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Lise Côté est thérapeute spécialisée dans le domaine psychocorporel. Elle est aussi praticienne de la Trame et de la Méthode de libération des cuirasses, instructrice de massage pour enfants en milieu scolaire, animatrice d'ateliers divers, allumeuse de réverbères, conteuse d'histoires et auteure de mots à panser les maux.

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Support technique  : Mélanie Galipeau et Christian Cardin

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