Quand je serai GRANDE...

Il était une fois et une fois elle n’était pas... tout à fait mûre et confiante pour répondre aux matures qui posent sans relâche une de ces questions existentielles fétiches du XXIè siècle:

QU’EST-CE QUE TU VEUX FAIRE, TOI, QUAND TU SERAS GRANDE ?

La question à 100 piasses étant posée (les deux autres étant : “d’où viens-tu?” et “qui es-tu?”),

c’est une alerte, l’écho du désespoir qui surgit de ces nuits à penser à ma destinée, des milliers de jours à m’interroger sur la vie et ses sens.

Y a-t-il autant de chemins que d’êtres humains?  Si oui, Monsieur, Madame, attendez-vous de moi que je réponde en long et en large?  Devrais-je prendre une feuille de plus, au cas où je dépasse le nombre de lignes prévues?  Devoir donner une réponse à cette question me donne la même anxiété que celle suscitée par l’indication d’écrire à l’encre noire ou bleue dans un examen de fin de session.  Écrire au stylo, ça vient chambouler l’habitude d’une perfectionniste à douter, à trouver que c’est trop ou pas assez et à vouloir avoir un score parfait.

Fake euh, si ça vous dérange pas, je vais juste prendre quelques instants pour bien m’installer, me centrer et me préparer un thé avant de répondre pour de bon à cette question qui m’a été posée pour la première fois quand je n’étais qu’une joyeuse gamine insouciante qui s’amusait à promener son bébé caillou en poussette dans les allées du supermarché.  À l’époque, je ne savais pas quoi répondre.  Je ne connaissais pas le futur.  C’était quelque chose de bien illusoire considérant que le seul temps de verbe que j’avais appris à conjuguer était l’indicatif présent.

 

QUAND JE SERAI GRANDE

Je mettrai mon pied à terre

Je prendrai la place qui me revient

J’aurai le pouvoir de choisir

Je ne m’écraserai plus sous les regards posés sur moi

Je ne laisserai plus jamais personne me dire que je ne suis pas assez ci, pas assez ça

Je ne laisserai plus jamais des parcelles de mon pouvoir à des gens qui abusent de leur autorité

Je ne laisserai personne me définir

Et par dessus-tout je ne laisserai personne entrer dans mon royaume sacré à moins qu’il y entre avec amour et bienveillance

 

QUAND JE SERAI GRANDE 

 Je porterai ma voix

Je n’aurai plus peur de parler devant un public

Je ne m’empêcherai plus d’exprimer ce que je ressens

Je m’affirmerai haut et fort sur tous les toits

Je serai entendue

Je serai capable de regarder dans les yeux puisque je serai solide

Je ne peux pas garantir que je ne pleurerai pas

Je vais pleurer et je vais trembler

Mais l’important c’est que je vais m’accueillir et m’accepter

 

QUAND JE SERAI GRANDE 

Je ne me cacherai plus derrière les masques et les personnages comme celui de la petite fille bien gentille

Je saurai me défendre et dénoncer mes amuseurs et mes agresseurs

Je ne me censurerai plus

Je ne dirai plus de choses pour faire plaisir aux autres si ce n’est pas vrai.

 

JE SUIS GRANDE MAINTENANT! 

Je ne fais plus pipi au lit.  J’ai toutes mes dents (y compris mes dents de sagesse).  Je suis assez mûre et confiante pour vous dire ce que je veux faire dans la vie.  Je suis convaincue que ce qui importe le plus, c’est ce que l’on est plutôt que ce que l’on fait.  Alors pourquoi ne pas poser la question différemment : qu’est-ce que tu veux être toi dans la vie?  De cela, je te répondrais que ce que je veux être c’est d’être moi, la vraie moi, l’unique moi.  Sans détour ni honte.  Je te dirais que ce que je veux c’est d’être en paix avec moi-même et les évènements de ma vie, de ne plus être gênée de dire ce que je pense, de dire ce que je suis vraiment et de vivre ma vie autrement, comme je l’entends.  Tout ça pendant qu’il y a encore du temps.

Juste assez de temps pour maîtriser l’art de conjuguer les verbes être, faire, bâtir, avoir & aimer !

 

La Belle Vie en Mauve

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Valérie Brassard Lepage alias Vie est une humaine qui voit la vie en mauve. Elle est habitée par une force qui l'incite à communiquer de façon authentique. Ambitieuse et optimiste, elle croit que nous pouvons changer notre monde par l'éducation et la rééducation, à condition de faire la paix avec son passé.

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